Les menaces
L’activité industrielle
Dans certaines provinces et territoires, les mots «parcs» et «protégés» ne font pas bon ménage. Les coupes forestières et l’exploitation minière sont permises dans quatre des plus gros parcs provinciaux au sud du Manitoba. Et en Ontario, une grande portion du parc Algonquin est toujours ouverte à la coupe du bois.
Isolement et fragmentation
Une percée majeure dans la science de la conservation nous permet de comprendre que l’isolement est une menace aux aires protégées. Il est maintenant reconnu qu’un parc entouré d’un développement urbain devient une île écologique, déconnectée d’un plus grand écosystème, communément appelé îlot d’extinction à la place de protection. Les espèces s’y trouvant deviennent plus susceptibles de voir leur nombre décliner – voir même disparaître – à cause à la maladie, les prédateurs ou bien la perte de leur habitat naturel. Il est souvent difficile, voir impossible pour ces espèces de s’enfuir de ces îles, menant à de la consanguinité et, par conséquent, des populations d’animaux et de plantes plus affaiblies.
Relier ces parcs ensemble, connectivité à l’intérieur d’un réseau, en aménageant le territoire d’une manière facilitant la libre circulation des espèces est primordial pour que nos parcs puissent préserver la nature efficacement pour des générations à venir.