Menaces
L’activité industrielle a un impact direct sur la forêt boréale en:
- endommageant des habitats naturels
- fragmentant les forêts et les zones humides avec des routes, des lignes séismiques ou énergétiques et autres perturbations
- augmentant la présence humaine dans des régions qui n’y sont pas accoutumées
- changeant les cycles de l’eau et des nutriments
- contaminant des étendues sauvages avec des produits chimiques toxiques
Foresterie
La majorité de la forêt boréale située plus au sud est allouée aux compagnies forestières. Ces dernières ont présentement le champ libre ou presque pour faire de l’«aménagement forestier» dans la majorité de la forêt boréale.
Chaque année au Canada, plus de plus de 8 000 km² de forêt boréale sont coupés.
Environ un million d’hectares de forêt publique, soit près de 90 % de cette région est coupée à blanc.
Le déboisement met en péril certaines forêts vieilles de plusieurs siècles, la dégradation d’habitats naturels et la transmutation de forêts comportant une majorité de conifères en forêts composées d’arbres feuillus.
Pétrole & Gaz naturel
Sous la forêt boréale canadienne repose un dépôt de pétrole d’une superficie semblable à celle de l’état de la Floride – les sables bitumineux.
Les forêts boréales de l’Alberta ont été fragmentées par quelque 88 000 sites de puisement de pétrole et gaz naturels, et une augmentation substantielle de l’extraction de ces sables bitumineux fait partie des plans de la province d’ici les quelques prochaines années.
La progression de l’exploitation des sables bitumineux se traduira en un abattage de plus de 300 000 hectares de forêt boréale et la mise en place de 30 000 km de route, condamnant 80% de la forêt à avoir soit une route, un conduit ou un site de puisement à l’intérieur d’un radius de 250 mètres.
Exploitation minière
En ce moment, 90 % de la forêt boréale est ouverte à l’exploration ou l’exploitation minière.
Même si les sites miniers sont relativement petits et isolés, l’impact se fait sentir par le réseau de routes et de lignes séismiques construites lors de la prospection, ainsi que les déchets et rebus laissés derrière après l’exploitation minière.
Aucune de ces terres ne sera considérée «sous protection» tant que le gouvernement ne retirera pas ces territoires sous des jalonnements miniers (interdiction légiférée).