Le Québec doit s'inspirer de l'Ontario
17 septembre 2008TROIS GROUPES RÉCLAMENT LA PROTECTION DE PLUS DE 50 % DU NORD DU QUÉBEC
Québec, mercredi 17 septembre 2008 – Dans son futur « Plan Nord », le gouvernement du Québec devra s’inspirer de celui de l’Ontario et prévoir des mesures de protection et de conservation qui devront couvrir au moins 50 % du territoire nordique. Deux groupes environnementaux basés au Québec et une importante initiative canadienne demandent aujourd’hui au gouvernement du Québec de protéger plus de 50 % du nord québécois. Ces zones sauvages, couvertes de forêt boréale, de taïga et de toundra, seront bientôt le sujet d’un grand débat public dans la société québécoise avec l’annonce attendue du Plan Nord du gouvernement Charest.
Quelle sera la décision du gouvernement du Québec quant à la protection de l’environnement et l’avenir économique pour le nord de la province ? En marge du colloque « Aires protégées en forêt boréale », qui se déroule présentement à Québec, Nature Québec, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) et l’Initiative boréale canadienne (IBC) décident d’intervenir et de proposer à la population québécoise leur propre vision d’un plan qui intègre à la fois les connaissances scientifiques et traditionnelles en matière de changements climatiques, l’importance de la conservation de la biodiversité et l’assurance d’un développement économique viable et respectueux tant de l’environnement que des droits des autochtones et des collectivités
vivant sur ce territoire.
Briller parmi les pires ou les meilleurs ?
« Ce que nous proposons aux citoyens pour protéger le Nord du Québec est une vision basée sur les connaissances du 21e siècle et non sur des principes archaïques datant de l’époque de la ruée vers l’or. Il s’agit d’établir un véritable réseau interconnecté d’aires protégées sur au moins 50 % de ce territoire, ce qui nous permettra de conserver nos derniers espaces sauvages présents dans la forêt boréale, la taïga et la toundra. », explique Christian Simard, directeur général de Nature Québec.
Le Québec peut devenir un leader mondial
Depuis plusieurs années, nombre d’économistes comparent les performances et le développement de l’Ontario et du Québec et demandent au Québec de s’aligner sur les nouvelles politiques ontariennes de conservation. Aujourd’hui, les enjeux de protection des espèces en danger et la lutte aux changements climatiques, devenus incontournables, doivent être à l’ordre du jour. Les actions entreprises par Québec détermineront notre place en tant que leader sur la scène internationale.
La SNAP, Nature Québec et l’Initiative boréale canadienne suggèrent au gouvernement de s’inspirer du travail qui se fait en Ontario et de viser lui aussi la protection d’au moins 50 % du Nord. « Dès cet automne, le Québec se doit de poser un geste aussi significatif que l’Ontario pour la protection de notre patrimoine naturel et culturel, et ce, en révisant non seulement la Loi sur les mines et celle sur la forêt, mais en les intégrant dans un plan visionnaire et durable pour le nord de la province, et ce, de façon à respecter les droits et les activités traditionnelles des peuples autochtones qui vivent dans le nord du Québec. », ajoute Marie-Ève Marchand, directrice générale de la SNAP Québec.
Protéger : une nécessité pour le 21e siècle
En protégeant l’une des plus grandes ceintures vertes de la planète et en assurant la connectivité entre territoires protégés, le Québec a entre les mains un puissant antidote aux changements climatiques car les écosystèmes nordiques s’avèrent être parmi les plus grands réservoirs de carbone au monde. « En 2007, 1500 scientifiques émérites, dont 76 Québécois, ont demandé aux gouvernements de procéder le plus rapidement possible à la protection d’au moins 50 % de la forêt boréale non exploitée et de la taïga afin d’en assurer son intégrité écologique et culturelle et préserver ses écosystèmes fonctionnels, et ce, à perpétuité. Si le Québec avance de cette manière avec l’Ontario, leurs territoires deviendront les écosystèmes forestiers les mieux conservés à l’échelle internationale. », précise Harvey Locke, porte parole de l’IBC au Québec. La SNAP, Nature Québec et l’IBC restent convaincus que seule une discussion éclairée et la protection d’au moins 50 % du territoire assurera l’avenir du nord du Québec, de tous ceux qui l’habitent et des richesses de nos ressources naturelles.
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Nature Québec
Nature Québec (www.naturequebec.org) est un organisme national à but non lucratif qui regroupe près de 5000 individus et 100 groupes affiliés œuvrant dans les domaines de l'environnement et du développement durable. Fondé en 1981, l’organisme s’est prononcé publiquement au cours des années sur un grand nombre de questions environnementales, dont les aires protégées, l’agriculture, l’exploitation forestière et le développement énergétique.
La Société pour la nature et les parcs du Canada
Choisie par la Fondation Tides Canada comme l’une des 10 meilleures ONG au Canada en 2007, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) est un organisme à but non lucratif fondé en 1963 par des citoyens qui avaient à coeur la sauvegarde des espaces naturels. La SNAP (www.snapqc.org) a pour mission la protection du patrimoine naturel en favorisant la création d’aires protégées ainsi que l'amélioration de la gestion des aires existantes. Parmi les organisations canadiennes vouées à la conservation de la nature, la SNAP se distingue par sa solide structure de base composée de treize sections régionales regroupant plus de 15 000 membres. Nos actions parlent d’elles-mêmes puisque nous avons déjà contribué à la protection de plus de 400 000 km² du patrimoine naturel du Canada.
Initiative boréale canadienne
Créée en 2003, l’Initiative boréale canadienne (IBC) agit comme un rassembleur à l'échelle nationale pour ce qui touche à la conservation dans la forêt boréale du Canada. Basée à Ottawa, IBC (www.borealcanada.ca/index-f.php) agit à titre de catalyseur en appuyant, dans l'ensemble de la région boréale, divers efforts sur le terrain déployés par les gouvernements, l'industrie, les Premières Nations, des organismes de conservation, les grands détaillants, des institutions financières et des scientifiques.
Pour information :
Mylène Bergeron
Coordonnatrice aux communications
Nature Québec
418 648–2104 poste 2074 ou 418 933-2031
Sophie Paradis
Coordonnatrice aux communications
SNAP Québec
514 278-7627 poste 221
Harvey Locke
Porte parole Initiative boréale çanadienne
647 225-7438