Neptune en visite à Ottawa : Le dieu de la mer se porte à la défense des aires marines protégées du Canada

30 avril 2008

Ottawa – Le dieu romain Neptune sortira de la mer aujourd’hui et se présentera à la Flamme perpétuelle sur la Colline du Parlement à 11 heures pour exprimer de façon dramatique son désir de voir nos dirigeants fédéraux protéger son habitat en péril.

Avec Neptune à ses côtés, Sabine Jessen, directrice du programme national des océans de la SNAP, rendra public un important rapport qui fait état d’un retard de 15 ans accusé par Ottawa dans le respect de sa promesse de créer un réseau d’aires marines protégées sur les trois côtes et dans les Grands lacs. En vertu de la Convention internationale pour la biodiversité, le Canada s’est engagé à mettre sur pied un réseau exhaustif d’aires marines protégées d’ici 2012.

« Nous sommes tellement loin d’atteindre la cible fixée pour 2012 qu’il nous faut désespérément l’intervention d’un héros pour compenser le temps perdu », explique Mme Jessen. Le Canada protège moins de 1 % de ses eaux, ce qui le classe au 70e rang mondial pour ce qui est de la protection des milieux marins. La surpêche et les changements climatiques sont les deux principaux problèmes qui affligent les eaux canadiennes.

« Il faut que Stephen Harper, Loyola Hearn et John Baird prenne leur propre trident et agissent pour sauver nos océans. Les eaux canadiennes sont en péril et Neptune ne peut remettre en état ce que nous avons déjà perdu. C’est une catastrophe : nous avons perdu la morue de l’Atlantique et le saumon du Pacifique. Les épaulards de la côte Pacifique et les bélugas du fleuve Saint-Laurent figurent parmi les mammifères marins les plus pollués de la planète. Nous devons remettre les écosystèmes marins du Canada en état et en protéger la santé future », ajoute la directrice du programme national des océans de la SNAP .

L’ancien et puissant trident de Neptune, capable de créer et d’anéantir des mondes marins, est assorti d’une grande responsabilité, tout comme la responsabilité de notre gouvernement fédéral. Le Canada compte la ligne de côte la plus longue au monde et abrite 20 pour cent de l’eau douce de la planète. Nous avons donc une responsabilité mondiale et non seulement intérieure de veiller à la santé des milieux marins.

« Notre rapport indique que nous adoptons une approche désordonnée à la conservation des milieux marins du pays, sans aucune vision claire et en l’absence de plan. Nous ne pouvons attendre encore 15 ans pour que notre réseau national d’aires marines protégées soit mis en place», explique Sabine Jessen

« Ce gouvernement a récemment fait quelques pas importants en annonçant une aire protégée dans le nord du lac Supérieur l’année dernière et en en finalisant une autre autour du mont sous-marin Bowie plus tôt ce mois-ci. C’est un excellent départ », ajoute Mme Jessen..

La SNAP implore le gouvernement fédéral à enfin faire de la conservation des océans et des milieux marins une priorité, en commençant par officialiser la protection de quatre aires marines protégées candidates de longue date : Gwaii Haanas, Tarium Naryutait, Igaliqtuug et la péninsule Manicouagan.

« Partout dans le monde, les scientifiques affirment que nos océans sont sur le point de basculer. Le pays doit cesser de tergiverser lorsqu’il est question de sa propre protection. Nous avons l’énorme privilège d’être investis de la mission de protéger une ressource si magnifique et une collection de merveilles marines. Nous devons prendre cette responsabilité au sérieux et devenir des chefs de file mondiaux en matière d’océans ».

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Personnes-ressources :

Sabine Jessen : directrice nationale, programme des océans et des grands lacs d’eau douce de la SNAP, 604-657-2813 (cell.)
Jill Sturdy : coordonatrice nationale des communications et de sensibilisation de la SNAP, 613-276-7226 (cellulaire), ou Ellen Adelberg, 613-569-7226, poste 234

www.cpaws.org/snap