La SNAP implore les premiers ministres des Provinces et des Territoires de protéger les grands habitats fauniques

29 janvier 2008

Ottawa – À la lumière des changements climatiques qui ont déjà des effets néfastes sur les forêts, les océans et les espèces fauniques, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) demande aux premiers ministres des Provinces et des Territoires du Canada d'adopter, lors de leur rencontre du 29 janvier à Vancouver, une stratégie d'adaptation visant à protéger au moins la moitié des terres et des eaux publiques du Canada.

« S’ils se contentent de limiter leurs discussions à la gestion de catastrophes telles que la hausse des niveaux d'eau et les infestations de dendroctones du pin (insecte ravageur du pin), les premiers ministres se trompent. Ils doivent adopter des mesures proactives qui optimiseront les probabilités de survie de nos écosystèmes. Il n'y a plus de temps à perdre : nous devons accélérer l'aménagement de grandes aires terrestres et aquatiques protégées », affirme Aran O'Carroll, responsable national Affaires législatives et réglementaires de la SNAP.

Les océans et les forêts captent et stockent le carbone provenant des émissions de gaz à effet de serre. La protection de la nature sauvage contribue donc à aider les écosystèmes à composer avec les changements climatiques et à freiner les impacts de ces derniers. À ce titre, les grandes étendues sauvages du Canada comptent parmi les plus importantes forêts vierges au monde.

Plus de 1500 scientifiques du monde entier ont récemment apposé leur signature à une lettre implorant le Canada de protéger au moins la moitié de ses forêts boréales. Ces forêts s'étendent sur près de 60 % de la masse terrestre du pays. Ainsi, pour maintenir nos écosystèmes en bonne santé, la SNAP s’est fixée comme objectif la protection d'un minimum de 50 % des terres et des eaux publiques du Canada. Selon les scientifiques, il s'agit d’un minimum vital.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat rapporte que quelque 20 % à 30 % des espèces végétales et animales seront davantage menacées de disparaître si l'augmentation de la température mondiale moyenne dépasse les 1,5 à 2,5 °Celsius.

« Un écosystème ne peut être soumis longtemps à de telles pressions avant de s'effondrer. Le meilleur moyen d'assurer un niveau élevé de résilience écosystémique consiste à protéger l'écosystème contre d'autres impacts intrusifs telles la foresterie, l'exploration minière ainsi que l'exploitation pétrolière et gazière », ajoute O'Carroll.

« Jusqu'à maintenant, moins de 10 % des terres canadiennes et 1 % de nos océans bénéficient d'une protection contre les activités industrielles. Plus de 500 espèces fauniques du Canada – depuis le caribou des bois jusqu'au minuscule monarque – sont déjà menacées de disparaître, et ce nombre ne fera qu'augmenter à moins que nous n'agissions dès maintenant pour protéger leurs habitats », renchérit O'Carroll.

« Nous savons qu'il est faisable de mettre en place des plans avant-gardistes d'aires protégées. Prenons l'exemple du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, travaillant de concert avec le gouvernement du Canada, qui a récemment protégé plus de 100 000 km2 de nature sauvage vierge. Chacun des premiers ministres est en mesure de fixer des objectifs audacieux pour l'aménagement de nouvelles aires protégées afin de freiner et de prévenir les impacts des changements climatiques », de conclure O'Carroll.

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Personnes-ressources :  
Nicolas Mainville 514 603-7627
Ellen Adelberg : 613-292-2875  
Aran O'Carroll : 613-698-6931  
www.cpaws.org

La SNAP est la voix canadienne pour la protection de la nature. Depuis maintenant 45 ans, elle joue un rôle capital et on lui doit la création de plus des deux tiers des aires protégées au Canada.